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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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43S Les mille et un Jour, duire a ma rente , qui n'eft pas fort éloignée d'icL Vont y ferez en süreté, & ma femme qui eft la meilleureperfonne du monde, vous recevra bien.

Ils arrivèrent bientót auprès de plufieurs pavillons oü demeuroient quelques voleurs arabes. Ils defcendirent a la porte d'une tente, & 1'arabe frappa. II vint aufii-tót un nègre qui ouvrit. Le voleur fit entrer la dame, & la préfenta a fa femme ; il lui dit comment il l'avoit rencontrée. La femme de 1'arabe étoit naturellement cbaritable, & ne voyoit qua regret fon mari exercer le métier de voleur; elle fit un accueil favorable a Repfima , & la pria de conter fon Iiiftoire. L'époufe de Temim en commenca le récit en foupirant. Elle paria d'une manière fi touchante , qu'elle attendrit fes auditeurs. La femme du voleur furtout en fut pénétrée : Ma belle dame, dit-elle a Repfima , les larmes aux yeux , je redens vos malheurs autant que vons-même, & vous pouvez compter que je fuis difpofée a vous rendre tous les fervices qui dépendront de moi. Ma bonne dame , lui dit l'époufe de Temim , je vous remercie de vos bontés. Je vois bien que le ciel ne veut point m'abandonner, puifqu'il me fait rencontrer des perfonnes qui prendront part a mon mfbrmne. Permettez que je demeure chez vous: donnez-moi un petit réduit oü je puiffe paffee mes jours a faire des vccux pour vous.