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i»e JE'RUSALEM. Liv. IX Ch. lil. w

Leur Armée ne pouvoit être plus lefte, ni mieux pourvue. lis refolurent d aller attaquer Ia Forterefle du Mmt-Tbater, oont la garnifon: mcommodoit fort les Chrétiens des environs de Pyr, & de Ptolomaïde; Mais, comme ils aprirent que CoRadin, Soudan de/W, étoit campé prés du Jourdaih, aux confins de Zfc/to, ou Scitopoiis, autrefois Ville Capitale de a Province Décapolitaine, ils jugèrent a propos de Palier combattre, avant de commencer le fiége du Tbabor.

L'avidité, qu'ils avoient tous d'en venir promtement aux mains avec les Infidèles, fit, qu'ils rnirent fur le champ leurs Troupes en bataille, & marchèrent en bon ordre vers la plaine de laba. Ils campèrent le prémier foir a la fontaine de Tubame, traverferent le lendemain la grande vallée, qui a le Mont Iretboe a droite, & de grands marécages a gauche, & s'avancèrent jusqu'a Betbzan. Ils croïoient y devoir rencontrer Penn^- y t!fe* mi ; mais au bruit de leur approche, il avoit abandonné cette ^ Ville. Les Chrétiens s'en emparèrent, & s'avancèrent, fans syarreter, Jufqu'au bord du Jour dam, oü ils campèrent deux Croirésjours pour Ia commodité des fourages, fans avoir pu découvrir les traces de Coradin. Ce qui les engagea a cötoïer Ie fleuve, jufquaupiedu Tbabor,dms le deffein d'en affiéger la fortereffe, ou ils n'auroient en tête que Ia garnifon, qui Ia défèndoit.

Coradin, qui ne manquoit, ni d'efprit, ni de prévoïance, & qui etoit mieux en efpions que les Chrétiens, informé de la' difpofition, & des forces de leur Armée; & perfuadé qu'il arnveroit de 1 union de tant de Prinees, & Seigneurs Chrétiens, qui afpiroient a Ia prife de Jérujalem, ce qui étoit arrivé dans les autres Cretjades, évita toujours foigneufement d'en venir a uneachon, qui put lui être funefte dans un commencememr de campagne, & dans un tems,oü les Ennemis étoient remplis de vigueur, & de courage : Auffi, cet habile Sarrafm s'étoit

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