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Histoire générale des roïaumes de Chypre, de Jerusalem, d'Arménie, et d'Egypte, comprenant les croisades, et les faits, les plus mémorables, de l'empire Ottoman.

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j±c6 DISSERTAT I O N

Cftmi A

liv.Stivu I.

Diegene Laört. ini prolog. Eufébe liv. I. prxi E'var.g.

F.p'ft.ad Rom L.2; Jour répai tluj'ur ui patjage de St."faul.

Pourquoi

les Latins Jont enccrt moins intel ligikles, qu les Giècs. dans la Théologie.

Cara&èrcs

Totcans

Phent-

cicns.

les de la Divinité, pour en former leurs idoles ; ainfi, je n'a!

pas été furpris , lorsque j'ai lu dans Clement Alexanörin., • que la plupart des Divinités Grecques font poftérieures au fiècle ' de Moïse.

Les Grecs, ditPniLON de Biblis, ontapris des Phéniciens la :. véritable Théologie; mais ils Tont fi fortdéfigurée, paria vanité de leurs menfonges, qu'on nefauroit plusdémêle-r la vérité, qifils avoient en veue.

La vanité feule n'a pas eu toute la part en cette conduite des ■Grecs. La jaloufie, qu'ils ont eu de 1'honneur des autres Nations, les a fait recourir a ces .déguifèmens, lesquels ont établi la Religion des Divinités fabuleufes. Savans dansles vérirités, qu'ils avoient aprifes des Egyptiens, ils ont voulu .retenir toutes les connoilfances en eux-mêmes, fans les .comuniquer.; .& c'eft d'oü vient, dit 1'Apótre, qu'ils ne font pas excufables,, 1 paree qu'aïant connu la verité , ils ne font pas .fait honorer, comme ils auroient pu, s'ils 1'avoient.publiée telle, qu'ils la connoilfoient, & ils font défigurée, .ócavilie par le masqué ridicule , fous lequel ils font cachée.

Les Latins n'ont auffi puifé leur favoir, que chez 'les Grecs, , fans aller plus loin. De forte que, batiffant leurs fables fur un corps, qui étoit déja fabuleux, ócdéguifé, ils font encore moins intelligibles que les Grecs, qui avoient bati fur le vrai. La vérité, bien loin de s'éclaircir a été rendue plus méconnoiffable. Ainfi, pour pénétrer jusqu'a la fource des verités,il faut recourir aux langues originales, & prendre fouvent beaucoup de peine fans fruit.

Je m'imagine cependant, que les Latins feroient allés beaucoup plus loin, s'ils s'étoient attachés aux Lettres Tojcanes, qui étoient plus Phtniciennes, comme ils faifoient originairement, au raport de Tite-Live ; mais ils coururent a la nouveauté Grecque, & a fembelliifement que les Grecs donnoient k leurs menfonges. Peut-être auffi que peu-a-peu les étabüffe-

mensy