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^34 Les Contes

finon lorfqu'une pareille commifTion Yy amenoit.

Mais le Vifir commencoit a craindre pour lui même. II fe repentoit d'avoir paru fi empreiTé a condamner Mirglip. II ne doutoit pas , d'ailleuis , que quand même il feroit {uftifié par les Imans, l'amour de Nourenhi ne le perdit bientót. II réiolut donc de prendre avec lui le mafque de 1'amitié, afin d'être prêt a tout événement , & fur-tout pour empêcher que le crédit de Mirglip ne fut pour lui 1'époque de fa difgrace.

Ceft-pourquoi, quittant 1'air févère & cruel qu'il avoit prefque toujours, pour prendre le ton d'un flatteur, il aborda amicalement 1'infortuné Mirglip , en lui parlant ainfi:

u Quand on eft vraiment fage & vertueux, v on n'a rien a craindre de fes ennemis ; car Ma» v hornet protégé les juftes , & leurs perfécuteurs 3> deviennent leurs meilleurs amis. Pour moi, » Mirglip, j'admire votre vertu, votre bonté » & votre patience ; & je fuis ind gné contre » tous les Officiers de la Couronne de ne m'a-

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