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C H AJSI T PREMIER. 19

nité, court Ie plus grand péril; les féditieux disperfent fa garde, s'avancent fur lui, le presfent de toutes parts & faifant briller a fes yeux le glaive menacant, ils eusfent trempé leurs niains crimin'elles dans fon fang , fi, malgré la terreur dont il étoit frappé, il n'eut faifi le moment de fe jetter avec précipitation dans l'endroit,oü fe gardoit 1'aigle de la première légion; afyle facré, dont la violation feroit le plus grand des crimes. La, tenant 1'aigle eoibrasfée de fes mains tremblantes, ce vieillard vénérable s'écrie: „ ójupiter! Daigne ,, appaifer la rage infenfée de ces furieux: ,, ne permets pas qu'ils fasfent eet outra5, ge a la Patrie de fouiller leurs mains par „ le meurtre d'un Ambasfadeur Romain !" Ces paroles de Plancus ne 1'eusfent point prefervé de la fureur des mutins, fi Calphurnius, a qui 1'aigle etoit confiée, ne fe füt généreufement expofé pour fon falut; & ibutenu de quelques foldats fideles, n'eut contrahit les féditieux a porter ailleurs les elfets de leur rage.

Tandis que toute la Ville est en proye a ces alarmes, le trouble le plus affreux règne dans le palais de Germanicus. Les Dames Romaines, éperdues, gémisfent & fondent en larmes. Agrippine fenle ne laisfe point abattre fon courage: il femble que le danger n'est rien pour fon ame magnanime: elle ne tremble que pour les jours du Héros.

Le Prince apprend avec indignation , que Plancus & la Noblesfe Romaine n'ont R 2 échap-

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