Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

«6 GERMANICUS.

rencontre 1'autre partie des foldats, qui 1'abordent d'un air fuppliant. Leur vue rallume fon indignation: il leur fait figrie de fe retirer, mals ils fe jettent a fes genoux, & le fupplient de rappeller Agrippine & fon Fils. Germanicus délibere, s'il doit leur repondre. Enfin il rompt le 11lence par ces mots- „ Que vous importe

leur départ? Si je cherche a mettre ,, en fureté mon époufe & mon fils, ce ,, n'est pas qu'ils me foient plus chers „ que mon Pere & 1'Etat: mais 1'Empe„ reur est asfuré par fa diguité facrée, ,, & Rome a d'autres armées prêtes a la ,, defendre. Ma femme & mes enfans, „ dont je hazarderois les jours fans me ,, plaindre .fi leurfang pouvoit nous s.sfu5, rer la v'iótoire, ine font trop précieux 3, pour les laisfer en bute a la fureur de

troupes impies, qui foulent aux piéds 3, les loix les plus facrées. Quels cri3, mes en effet n'avez-vous pas commis?

qui avez-vous épargné? & quel nom a, puis-je vous donner? Etes-vous des „ Soldats, vous, qui ofez tourner vos s, armes contre votre Général, contre le 3, Fils de votre Empereur! Etes-vous ,, desCitoyens, vous, qui méprifez les „ loix du Sénat, qui ontragez les Magi3, ftrats, qui violez les droits facrés des

Ambasfadeurs, & qui voulez verfer le ,, fang de vos Chefs? Le Divin Jule d'u3, ne feule parole fit rentrer fon armée

dans le devoir; Auguste d'un feul re9S gard prévint la revolte de la lienne; &

„ moi 3

Sluiten