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CHANT NEUVIEME. 431

„ dit Silius, que cette guerre est une s, rufe mife en ceuvre par Arminius, pour „ gagner du temps en t'occupant ailleurs. „ Quoi qu'il en foit , on m'inftruilït „ dabord, que le Roi Arpus avoit asfis „ fon camp prés de Sigodunum, & qu'il s, héfitoit entre le parti d'attaquer la for-

teresfe rebatie depuis peu fur le fommet j, du mont Taunus & celui de pasfer le „ Rhin, pour dévaster le pays des Tre„ veriens. Ce dernier plan , plus confor>, me a fes intéréts, lui fembloit le plus „ convenable. Apronius s'étoit campé

favorablement; il couvroit le Rhin &

le Mein, prés de l'uidroit oü ces deux „ fleuves joignent leurs eaux. Je marchai „ droit a 1'ennemi, espérant de le fur„ prendre, tandis qu'il fe croyoit en füre„ té; je le trouvai vis-a-vis des remparts „ de ^Confluentes: nous étions fur les „ bords d'un ruisfeau, trop profond pour „ étre pasfé a gué; le prudent Flavius, „ connoisfant les chemins, me confeilla „ de ne point fatiguer les troupes par la „ conltruction d'un pont, mais d'avancer „ plustót le long des montagnes oü nous „ trouverions, ajouta-t-il, un fentier fa„ ede, qui racourciroit beaucoup le che5, mm. Asfuré de fa fidelité , je fuivis „ fon confeil; &,conduits par lui, nous „ nous trouvdmes bientót prés de 1'enne„ mi. Les Sicambres s'étoient joints aux „ Cattes; ils avoient le Rhinuevant eux

un ruisfeau a la droite, & un bois, fur jj les bords duquel étoit rangée leur ca-

„ va-

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