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Lettres sur l'Allemagne.

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DlX-NEU. VIEME

Les bateliers des tranrports debois font de pauvres gens, fur lesquels les marchands ne peuvent fe dédommage'r. Leur chetif bateau n'a point de valeur , & ils fe peuvent toujours , en cas qu'iis échoeunt, facilement fauver furune nacelle, qu'ils prennént avec-eux principaleraent a cet effet. On ne doit attribuer la plupart des malheurs qu'a leut nonchalance.

Nous fumes fervis dans les auberges pendant tout le voyage très-bien & a bon compte. On ne connait point de fommeliers dans ce pays; mais leur fervice fe fait par des jeunes jolies filles, qui paraiflent aflez difpofées a ne pas fervir les t'tran-

gers encore feulement a table. Par-touil regne

une propreté ma'rquée & un grand bien-être.

Paris ne fe pïéfenre d'aucun cóté fi bien fi la vue, que la capitale de PAUemagne, lorfqu'on s'en approche fur le fleuve. On découvre d'abord a la dillance de quelques lieues la haute tour de St. Etienne par un étroit vallon, par lequel le fleuve ferpente. Les dëtoürs du vallon le fouftraifent encore aux yeux des voyageur, qui maintenant fixe fes regards fur cet cöté, oü la pyramide difparue lui-a annoncé la proximité du chef-lieu impérial. Des vignobles élevés ferment ce vallon, & une immenfe plaine fe découvre a gauche, fur laquelle parait peu-a-peu une partie de la ville. Les monts couverts en partie de bois, & en partie de vignes, bordent encore toujours a droite le riva. ge , & le monafïere royal de Neubourg ajoute er>.