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TRAITE BE

II feroit injufte de fuppofer ici un corps, qui eüt fi peu d'élafiicité, qu'en fe remettant il ne püt repouffer une goute; car, s'agiiïant ici d'un corps élaftique, comme p. e. du marbre, on pofe d'abord un corps confidérablement élaftique, contre lequel 1'eau va heurter; & il eft alors évident que celui qui heurte contre lui doit rebrouffèr, foit qu'il foit dur ou élaftique.

Mr. Spallanzani allegue auffi, avec raifon, comme des exemples applicables ici, des corps repouffés par des cordes tendues; mais 1'exemple de petites boules de marbre coloriées, qui tombent fur une fuperficie de marbre & y hifTent des taches ne me paroit pas auffi jufte; car Bellogradi gagne'. roit toujours a ces comparaifons, les deux corps étant de marbre, ou élaftiques. II ne s'agit point ici a 1'égard de 1'eau, de corps mous qui tombent contre les corps élaftiques dont parle Bellogradi; car on ne difpute point fi 1'eau eft molle ou élaftique, mais fi elle eft dure ou élaftique.

Si on vouioit cependant fuivre ultérieurement ces expériences, on pourroit, de facon ou d'autre, trouver quelque chofe contre Spallanzani en faveur de 1'élafticité de 1'eau. On ne fauroit nier que deux corps élaftiques en différent dégré, & tombant d'une hauteur égale fur Ia même fuperficie dure ou élaftique,feront réfléchis plus ou moins haut, relacivement au degré de leur refforc. II fau-

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