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Le rôdeur.

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±44 I*e Ródeur*

fouviens pas d'avoir connu, cónfia e» mourant le foin de mon éducation a mon oncle. N'ayant point dënfants, il me traita comme fi j'avois été fon propre fils; &c ayant trouvé en moi des qualités que les vieillards découvrent aifément dans les enfants qui onf de 1'efprit, lorfqu'ils les aiment, il déclara qu'on ne devoit pas laiffer perdre un génie comme le mien, faute d'éducation, II me mit d'abord a 1'école, d'oü il m'envoya a 1'univerfité, avec une plus forte penfion que mon patrimoine ne le permettoit, pour que je puffe fréquenter la bonne compagnie, & apprendre a foutenir ma dignité, lorfque je ferois nommé grand-Chancelier, fe plaignant fouvent de ce que fes infirmités le priveroient peut-être du plaifir d'être témoin de ma fortune.

La penfion dont je jouiffois me mettant en état de faire de la dépenfe, je liai bientöt connoiffance avec ceux que la même fuperfluité de fortune avoit engagés dans la même licence & dans le meïrii luxe. Ils me difoient fouvent, que quoique leurs peres les euffent enyoyés è l'Univerfité, ils n'étoient ce-