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Le Ródeur. 3* vrage plus favorablement accueilli que celui dont on ignoroit 1'auteur. Je réfolus donc de me tenir caché, jufqu'ace que ceux dont la réputation littéraire étoit établie, euffent donné leur fuffrage de maniere a ne pouvoir le rétrafter. A la fin , mon Libraire m'écrivit qu'Aurantius, le protecleur déclaré du mérite , avoit appris mon nom, & defiroit de lier connoiffance avec moi.

Le temps après lequel je foupirois, arriva enfin. Je me rendis chez Aurantius le cceur palpitant de joie; car je regardois notre entrevue comme le moment qui devoit décider de ma deftinée. II me recut avec des politeffes que j'étois hors d'état de lui rendre, tant j'étois novice dans le monde ; mais après que je fus revenu de ma confufion, je continuai la converfation avec tant de vivacité & de jufteffe, que je confirmai mon nouvel ami dans la bonne opinion qu'il avoit de mes talents, & qu'il me renvoya avec les proteftations les plus folemnelles d'amitié &C d'eftime.

Aurantius m'invita quelques jours après a diner, avec le plus judicieux de fes amis. J'étalai de nouveau tout B iv

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