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ijo Le Ródeur.

que nous faifons du préfent. On ne peut s'affurer un bonheur permanent & durable, que par la privation de quelque plaifir immédiat. Cela eft fi vrai par rapport au total de notre exiftence, que tous les préceptes de Ja. théologie ne tendent qu'a nous infpirer une vie pieufe, une vie réglée, non par nos fens, mais par notre croy ance; une vie, durant laquelle on doit. fe refufer aux plaifirs de crainte des chatiments invifibles,&fupporter tous les malheurs qui nous arrivent, dans Fefpoir des récompenfes qui nous font réfervées dans 1'autre.

Si 1'on examine feulement cette partie de notre durée qui eft terminée par la mort, on tróuvera que nous ne pouvons jouir d'une partie de la vie au-delè des limites afïignées aux plaifirs, qu'en anticipant fur quelques-uns de ceux qui peuvent égayer nos vieux jours. La jeuneffe, qui eft toute de feu, peut faire confifter fon bonheur dans les plaifirs; mais la vigueur radicale néceffaire pour en jouir, s'épuife a la fin, & fait place è la Iangueur & a Pennui.

La plus grande erreur des hommes eft qu'ils ne font point contents des

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