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fur FEducation. donc qu'on ne fauroit trop tót lui infpirer une piété véritable & folide, la plus tendre humanité pour le peuple (i), 1'averfion de la fiatterie, le goflt de la vérité, & qu'il eft- eflentiel de lui faire prendre de bonne heure 1'habitude de s'appliquer, & celle de ne jamais juger légérement ou avec précipitation, foit en bien , foit en mal. Hier, quand le Prince eut chaffé Roland, il me dit qu'il avoit envie de le remplacer par un autre jeune homme, nommé Juftin, & il ajouta qu'il étoit certain que celui-la étoit parfaitemeTit für, dircret & exacb. „ Eh comment, ,, répondis-je, avez-vous acquis cette cer5, titude? Avez-vous étudiéle caraclere de „ ce jeune homme? 1'avez-vous mis n 1'é„ preuve?... —Ohnon, mais... —Mais „ ne dites donc pas que vous êtes certain , ,, puifque vous n'avez aucune preuve a produire; c'eft parler comme un en„ fant. — Vous ne croyez donc pas que „ Juftin foit honnête? — Moi, je nedis „ pas cela; je n'en fais rien; je ne 1'ai 9, point obfervé; j'ignore s'il mérite de 9, la confiance, ou s'il n'eft pas digne 9, d'en infpirer : car comme je ne fuis ni

(i) » Quand un Prince aime fon peuple . dit h 1'Abbé Duguet, on n'a prefque rien a lui dire •i fur fes autres devoirs : il ne faut point de prén ceptes a Tamour, il eft 1'accompliffement de • tous; il lui eft permis de faire ce qu'il voum dra , paree qu'il ne faura faite que bien , &c«

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