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Anecdotes du ministere de Sébastien-Joseph Carvalho, comte d'Oyeras, marquis de Pombal, sous le regne de Joseph I, roi de Portugal.

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du Marquis de Pombal. LiV. III. 199 feivice du Duc d'Aveïro , étoient condamnés a étre étranglés fur 1'échafaud , enfuite rompus & bndésli tous leurs biens pareillement confifqués. Les enfans & petitsenfans déclarés infames, leurs hotels (k chateaux rafés, leurs armes brifées partout oüellefe trouveroient. Ces deux der-

ce pas infulter le public que de lui propofer a croire de teiles extravagances? N'eft-ce pas outrager la Religion que de chercher dans fes fecours , fes Sacreinens & fes Miniftres , les moyens d'accréditer les menfonges les plus mal-ourdis!.... A des raifonnemens péremproires quoiqu'inutiles contre de telles abfurditrs, ajoutons des preuves de fait. Un Seigneur des plus relpedïables du Portugal écrit a un Nonce du St. Siege,en date du 19 Avril 1783, ce qui fuir. »♦ Plus d'une fois on a répandu le bruit que Ie fa» meux Polycarpe vivoit, mais cela n'a jamais été » vérifié. Durant Ie Miniflere de Pombal on a con» duit a Lisbonne un homme chargé de fets qu'on » difoit être ce Polycarpe , mais la chofe n'ayant » pu fe foutenir , il ne rarda pas a être élargi. Vos =» gazettes n'ont donc parlé que d'après des relations »> romanefques Sc mêrue abfurdes. Car li Ie fameux » Polycarpe étoit mort dans 1'Hopital de cette ville , » on en auroit parlé comme de la chofe Ia plus » étonnanrej tqutes les rucs de Lisbonne eulTent ré» tenti de fon nom , chacun auroit voulu le voir, » même après fa mort; & pour un crime auflï atroce *> que celui qu'on lui a imputé, on n*auroit pas man» qué d'exécuter Ia fentence fur fon cadavre. Mais » rien ne s'eft dit, rien ne s'eft fair. Ainfi vos ga» zettiers font ou trop crédules ou peut-être de niau>• vaife foi. » II confte donc que ce Polycarpe n'a jamais exifté , qu'on ne 1'a jamais connu en Portugal, qti'oti ne 1'a pu conféquemment retrouver nulle part, & que ceux qui ont ptétendu Ie retrouver, ont dü dire nécefiairement toutes les abfur lités qu'on lit dans ces vcridiques gazettes.

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