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s$o Lettres jours. J'ai cru remarquer qu'elle parie de Madame de Valmont avec plus d'intérêt encore depuis qu'elle a vu fon fils, & qu'elle trouve une forte de plaifir a prononcer ce nom de Valmont. Elle a forti de la boitequi les renfermoit, la jolie petite collcftion de cailloux que le Chevalier lui donna avant notre départ ponrl'Italie. Ces cailloux, oubliés pendant trois ans & demi, font maintenant rangés avec beaucoup d'ordre dans la chambre d'Adele, fur de jolies tablettes de bois d'Acajou, achetées exprès pour ce feul ufage. Voitè tous les indices que j'ai pu raffembler jufqn'ici. Du refte, Adele n'eft ni réveufe ni diflraite; elle eft tout auffi gaie que de coutume. Les jours oü le Chevalier n'eft point admis, c'eft-a-dire, cinq jours au moins de la femaine , je n'apper•^ois pas la plus légere altération dans fon humeur. Enfin,je vous affnre ques'ilya un fentiment de préférence, il ne I'occupe quehien foiblement, & ne trouble en rien fa tranquillité.

Le Marquis d'Hernay, ce jeune homme que nous avons vu en Italië, eft de retour. Le Chevalier 1'a rencontré un far chez moi. II fait qu'il n'eft point marié, qu'il eft très-riche, qu'il jouit d'une bonne réputation, & j'ai cru remarquer qu'il ne le voyoit pas, fans quelque inquiétude, auffi bien traité de M. d'AImane.

La Comtefle Anatolle a foupé hier chez moi. M. de Saint-Phar , qu'on dit Être

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