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Cécilia, ou Mémoires d'une héritiere.

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ge, lorfqu'elle s'appercut qu'elle couroitgrand rif'que de ne pas entendre le refte de la piece. La place que le hafard lui avoit procurée, fe trouvoit voifine d'une banquette occupde par une compagnie, de jeunes Demoifelles qui, étant entiérement a leur converfation, n'écouterent pas une feule note; leurs bons mots & leurs propres faillies, les divertiffoient au point que leurs ris & leur babil ne permettoient point a, ceux qui étoient aux environs d'entendre mieux qu'elles. Cécile voulut vainement effayer de borner fon attention aux feuls aéteurs. Eloignée du théatre, elle fe trouvoit tout prés de celles-ei; toutes fes tentatives furent inutiles & n'aboutirent qu'a redoubler fon impatience & fon mécontentement.

A la fin elle prit Ie parti de fe tourner d'un autre cóté, pour ticher defeprocurer un amufement tout différent; & comme le but qu'elle s'étoit propofé en fe rendant a 1'opéra étoit abfolument manqué, elle voulut effayer, en pré-tant 1'oreille aux propos de fes belles voifines, de s'affurer fi celles qui fruffroient ainfi fes efpérances pouvoient Ten dédommager.

Elle écouta donc attentivement la converfation : d'abord elle eut affez de peine a comprendre ce dont il étoit queftion; 1'empreffement général qu'elles avoient de parler, & leur antipathie infurmontable pour écouter les autres, faifoient que chacune d'elles paroiffoit