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Cécilia, ou Mémoires d'une héritiere.

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lorfque M. Harrel, d'un ton amer & irrité, s'écria : Cette tyrannie ne finira-t-ellejamais? Et le Chevalier la fuivant tout-a fait impatienté, lui dit: Mon incertitude durera-t-elle donc éternellement? Après plufieurs mois de foins & d'attente...

Ceci eft, en vérité, tropférieux, dit Cécile en fe retournant. Vous n'avez point dü, Monfieur, être en fufpens; ma conduite atoujours été uniforme, & n'a jamais celfé de vous témoigner ce que je vous déclare a préfent; c'eft a-dire, que votre recherche ne m'eft point agréable; ma lettre vous en a nffiiré; & après 1'avoir lue, j'ai peine a conce voir que vous ayez pu en douter.

Harrel, s'écria le Chevalier, ne m'aviezvous pas dit. ...

Bon, bon, répondit 1'autre, il eft inutile de m'appeller en témoignage. Je n'ai jamais rien vu chez Mifs Beverley qui annoncat un éloignement plus marqué que celui qui eft ordinaire aux jeunes Demoifelles qui fe piquent de modeftie & de délicatelfe. Tout le monde fait que lorfqu'une Demoifelle fouffre pendant un certain temps les affiduités d'un cavalier, fon intention n'eft pas de Ietraiterfévéremenr.

Se peut-il , M. Harrel , répartit Cécile , après les converfations que j'ai eues avec vous a ce fujet, que vous ofiez perfifter dans cette erreur volontaire ? II eft abfolumént inu-