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Cécilia, ou Mémoires d'une héritiere.

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(IltJ)

1'état de fa fortune; elle ne pouvoit au refte imaginerde quelle nature il pouvoit être. Les confeils & les avis que M. Monckton lui avoit récemment donnés, lui firent naitre les foupcons les plus funeftes. Ces foupcons furent confirmés par la maniere d'agirde M. Harrel; ii poufla la civilité pour M. Marriot jufqu'a 1'excès; il ordonna tout haut que fi le Chevalier Floyer venoit, on lui dit qu'il n'y avoit perfonne. II fut beaucoup plus attentif avec Cécile qu'a 1'ordinaire. & fit tout ce qu'il put pour procurer a ce jeune homme 1'occafion de 1'entretenir.

Celui - ci, dont la pafllon paroiffoit aller jufqu'a 1'extravagance, eut peine a s'empêcher, non-feulement de tomber aux pieds de la perfonne qu'il adoroit, mais même a ceux de M. Harrel, pour le remercier de fa condefcendance. Cécile, qui ne vit pas avec plaifir des pourfuites auffi inutiles, & qui ignoroit les vues dans lefquelles M. Harrel jugeoit a propos de les encourager, réfolut de faire tout ce qui dépendroit d'elle pour détromper M. Marriot. Elle ufa pour eet effet de la plus grande réferve; & dès qu'on eut fini de prendre le thé, malgré les efforts qu'on fit pour la retenir, elle fe retira dans fon appartement, fans alléguer aucune excufe, fe contentant de dire fimplement qu'il lui étoit impoflible de refier. plus long-temps.