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faifoit abolir les droits féodaux , quoiqu'ils foient auffi anciens que Ia plus vieille Monarchie de 1'Europe, je déciderai, d'après Ie même principe, que les Ruffes & les Autrichiens ont aujourd'hui le même droit que les Turcs eurent autrefois de foumettre la Grece ; d'ailleurs étant un zélé and-philantropique, c'eft-a-dire , 1'ami des blancs, je verrois avec plaifir une révolution qui peut ramener Ia liberté fur le Bofphore ; j'ai trouvé bien inhumain & barbare de voir tant de jolies blanches vendues dans ce pays-la comme les négreffes le font en Amérique, & il eft bien étonnant que, lorfque Ia plupart de mes concitoyens s'occupent de 1'infortune des noirs qui font a deux mille lieues des cötes de France , ils ne faflent pas une feule motion pour abolir 1'efclavage en Turquie; 1'humanité en feroit d'autant plus honorée, que cette révolution pourroit s'opérerdans ce pays-la fans ruiner des Francois, ou les faire égorger. II eft même a. croire que toutes ces créatures reconnoiffantes viendroient peupler nos landes, & partager avec nous les prérogatives de notre liberté. Les Ottomans, liyrés h Ia merci de

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