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les Turcs avoient toujours eonfervée pour les Francois, nous apprendrons bientöt ce que peut une nation offenfée pendant leur derniere guerre avec les Ruffes; nos militaires ne quitterent jamais les armées Ottomanes. Le miniftere les a rappellés dans celle-ci, fous prétexte que nous devions garder la neutralité. II avoit, fans doute, oublié que nous n'étions pas plus tenus de la rompre dans la guerre précédente : pour mieux faire connoitre fes nouvelles difpofitions, nos Officiers ont recu Pordre de fe retirer clandeftinement. M. Le Roy étoit parti depuis deux jours de Conftantinople lorfqu'on Penvoya chercher pour eftimer deux frégates Angloifes qui étoient a vendre dans le port. II eft vrai que les Turcs favoient fon départ, mais ils vouloient que l'Ambaffadeur n'ignorat pas que cette évafion étoit une infulte.

Le Sultan, de fon propre mouve-, ment, ou fans autre motif que les circonftances , bien faites, a la vérité , pour ramener les Turcs a des procédés plus honnêtes, rend la liberté a 1'Envoyé de Ruflie; & le Comte de Choifeul-Gouffier, toujours aux aguets pour;

Tomt II, L

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