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4 Mémoires nance du Douanier; il affeflait a la vérité. j de m'en faire hommage, & de ne chercher que ce qui m'était le plus commode; mais en effet, il ne travaillait qu'a épargner des fraix qu'il aurait dü fupporter.

A cela prés nous ne pümes nous appercevoir que nous étions a fa charge, que par la profufion dont il nous environnaa & le Pacha qu'il avait fait prévenir de mon j arrivée, ajouta encore a notre abondance,, par un préfeut de fleurs & de fruits qu'il! m'envoya, avec 1'affurance d'être bien ree, u i & mieux traité le lendemain.

L'habitude de vivre avec les Turcs mei rendit cependant ma foirée plus fupportable qu'elle n'eüt été pour tout autre. J'en; paffai une partie dans le kiosk du Douanier : c'eft-ht qu'il faifait fa réfidence ordinaire, & que couché nonchalamment fur: lafrontiere du defpotifme, ce Turc jouifiait de la plénitude de fon autorité, en préfentaitl'image aux habitants de la riveoppofée, & s'enivrait du plaifir de ne rien appercevoir d'autïï important que lui. II m'ap>i piit que deux jeunes Francais arrivés de4 puis peu de jours & Kotchim, après y avoiti pris le turban, en étaient répartis pour fe rendre a Conftantinople. II fatisfit auffi a mes queftions fur le revenu de fa Douane; j'appris qu'elle était pour lui d'un auffi

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