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du Baron de Tott. 57 mence toujours a fe manïfefter. Ce n'elï aufiï que rarement , quoique fans aucune précaution pour lui en défendre 1'abord, qu'elle parvient jufqu'au Caire, oü les cbaleurs la font bientót ceffer, & 1'empêchent de pénétrer jufques dans le Saïde : il eft d'ailleurs reconnu que les rofées pénétrantes qui torabent fur 1'Egypte, a 1'approche de la Saint-Jean , détruifent a Alexandrie même, jufqu'au germe de cette maladie.

Ce n'eft guere que fur les cótes de la Méditerranée, & jufqu'a dix lieues dansles terres, que les pluies font connues en Egypte; rarement elles s'étendent plus loin. A peine dans 1'année a-t-on au Caire deux heures d'une pluie douce; jamais le bruit du tonnerre ne s'y fait entendre, &lesorages d'ailleurs peu fréquents, fe portent toujours dans la partie élevée des déferts de laLybie & de 1'Arabie, oü ils n'ont rien a détruire. C'eft ainfi que tout concóurt a répandre fur 1'Egypte les plus précieufes faveurs de la nature : les oifeaux de tout genre, & les efpeces les plus rares, femblent s'y rendre en foule pour en jouir, & réunir leurs différents ramages a la gayeté des habitants.

Le cours du Nil offre dans ce genre le tableau le plus intéreffant. Ce fleuve efl conftamment bordé, ainfi que tous les ca> C v

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