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tes pour 1'avenir n'ofeht jamais approeher de fort „ facré parvis. O ma vertueufe amie, la divinité, „ placée für 1'aUtel, m'appaïait fous vos traits, pour „ m'apprendre que jusqu'a mon dernier foupir, c'est de

vous que je dois attendre quelques heures fortunées."

„ Depüis fix mois, je vous adorais: Ma bouche,

faible ihterprête, répettait fans cesfe que je vi„ vrais toujours fous vos loix. Vos principes, en „ mepénétrantde refpect m'empêchaient de connaitre j, fi je posfedais quelque pouvoir für vous. Le doute „ afFreux empoifonnait ma vie; touchée de tant de }, fouffrances, vous me dites unjour: >, Demain mon „ mari part de grand matin pour la ckajfe, je pré„ tends profiter de cette occafion pour vous faire con„ naitre les feminiens dont mon cceur eft rempli. Ces „ mots enflammèrent mon imagination. Envain la „ nuit vient elle porter le calme fur la terre, le „ fommeil n'approche point de ma paupiere. Je „ dévance les premiers rayons de Paurore: Le bruit 3, le plus léger m'occupe, m'intéresfe, enfin le forr „ des trompes, les aboyemens des chiens, les cris „ des valets annoncent le départ des chasfeurs. Je „ fors de mon appartement, le cceur palpitant de „ défir, de crainte , d'espérance: Je vous rencontre, „ vous prenez mon bras, vous dirigez mes pas vers „ une montagne peu éloignée dont le flanc était „ couvert de bois élevés. Nous avanconsj bientöi „ la forêt nous prête fon ombre majeftueufe- Nous „ reconnaisfons le caraftere de la nature ; agréablè it dans fon enfance, impofante dans fa force, affreufs

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