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Essai de littérature, a l'usage des dames.

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PROTECTRICES des TALENS. 105

: Les Écrivains, infpirés par de justes & nobles fentimens, ont itnmortalifé mille & mille proteftrices, toutes asfuj-ément recommandables, mais a des dégrés différens: Peu d'entr'elles ont acquis autant de droits que Me. de Longueville, k qui fon esprit & fes charmes firent jouer un róie tres important dans les troubles de la fronde. Que eet esprit devait avoir d'agrément! Que ces charmes devaient étre puisfans, puisque dans le nombre des hommes fubjugués par leur irréfiftible ascendant furent deux fages: Turenne, ébloui, porta a la révolte Parmée qu'il commandait: La Rochefoucaujt, atteint d'un coup de Moufquet, s'écria:

„ Pour merker fon cceur, pour plaire è fes heaux yeux, „ J'ai fait laguerre auxRois;je Pouraisfake auxDieux."

L'esprit d'intrigue, 1'ambition , s'éteignant chez M= de Longueville, firent place au goüt des lettrés: Elle pousfa d'abord ce goüt jusqu'a 1'extrême ; elle y porta 1'ardeur, 1'inquiétude qui, lors des désordres polmques, Pavaient jettée dans des inconféquences, dans des entreprifes hafardées, d'après les qu'elies d'héroïne d'un grand parti, elle en devint l'avantunere. Benferade , Voiture, beaux esprits a la mode, divifaient alors le public au fujet de deux fonnets; pim de Job par Benferade, 1'autre d'Uranie par Voiture, Le Prince de Conti parut d la tête des partifans de Job; Me. de Longueville mit en ufage toute la véhémence, toute 1'habileté d'un chef de parti confommé, pour foutenir Uranie. Si fon G5