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Saxon *, & non content de cela on donne encore une des plus éminentes dignités du Toyaume a un autre Saxon. Ce n'eft pas que le public porte envie a ces étrangers; mais on jnge Impartialement qu'il n'eft pas décent que les favoris du Roi, dans la vue d'augmenter leur parti, lui propofent des étrangers pour des emploïs de cette efpece. Ceci doit néceffairement déplaire a la noblefle du pays, qui, fe voyant exclue, refte pour ainfi dire immobile d'étonnement, & s'abandonne a un découragement prefque total. En effet comment ne pas être ftupé-

fait

* Ce qu'on appelle les grandes charges de cour en Allemagne appartiennent a des families du pays, & font mérirées par des fervices connus. Faire un jeune homme grand Ecuyer, c'eft en France faire d'un Capitaine un Marcchal. 11 falloit occuper Ie Comte de Lindenau, lui donner vingt, trente mille écus de traitement, mais non pas lui confier un titre qui renverfe les ufages, & fait preffeniir un bouleverfement général dans les idéés. Pour fe mettre au-deffus des ufages recus il faut de grands talents, & fur-tout avoir obtenu de grands fuccès. Jufqu'a cette époque, il faut obéir aux convenances.

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