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„ eins." Loin même de vouloir faire parade d'érudition, je m'attache a fimplifier 1'Arc dont je traite, pour me rendre intelligible a toutes les Claffes d'hommes. Et c'eft pour y parvenir que j'ai plus travaillé fur la Théorie des Langues, que fur la Pratique ; afin d'être mieux en état de les décompofer, de lesfondre, &, pour ainfi dire, de les amalgamerenfemble, pour les rendre, en quelque forte, potables. Mon Plan s'étend a un trop grand nombre, pour qu'il m'cnt été poffible de les parler tou* tes couramment, comme j'en parle quelques-unes; &, d'ailleurs cela me feroit devenu inutile. A peine ai-je aflez de loifir pour en approfondir la Théorie. Je n'ai même encore qu'ébauché mon travail dans la troifième familie des Langues, quoiqu'il foit prefque fini dans les autres; en partie faute de tems, & aufli faute d'tvoir pu trouver jufqu'ici tous les livres dont j'aurois befoin pour 1'avancer.

Mais le tems & la place me manquent. J'ajouterai feulement, que, quelqu'immenfe que foit la tache que je me fuis impofée, les difficultes ne m'arrêtcront pas; je facrifierai mon repos, mes veilles, & mes foins pour laremplir: trop heureux, fi mon travail, ouvrant une route plus aifée aux Sciences & aux Arts, & facilitant le Commerce entre les Nations, pouvoit un jour frudtifier dans toute 1'Europe; &, par la, rendre un fervicc effentiel a 1'humanité!

Mr. du Mitand, qui demeure fur le Pleyn au coin du korte Pooten, a la Haye, donne dts legons dans les Langues Franpoife, Italienne, Angloife, & autres.

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