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Persanes. 2,5 Mais quand je vis que ma fincérité m'avoit fait des ennemis; que je m'étois attiré la jaloufie des Miniftres, fans avoir la faveur du Prince ; que dans une Cour corrompue, je ne me foutenois plus que par une foible vertu; je réfolus de la quitter. Je feignis un grand attachement pour les fciences; & a force de le feindre , il me vint réellement. Je ne me mê'ai plus d'aucunes affaires; & je me retirai dans une maifon de campagne. Mais ce parti même avoit fes inconvéniens ; je reftois toujours expofé a la malice de mes ennemis , & je m'étois prefque öté les moyens de m'en garantir. Quelques avis fecrets me firent penfer a moi férieufement ; je réfolus de m'exiler de ma patrie ; & ma retraite même de la Cour m'en fournit un prétexte plaufible. J'allai au Roi: je lui marquai 1'envie que j'avois de m'inftruire dans les fciences de 1'Occident; je lui infinuai qu'il pourroit tirer de 1'utilité de mes voyages. Je trouvai grace devant fes yeux ; je partis , & je dérobai une viöime a mes ennemis.

Voila , Ruftan , le véritable motif de mon voyage. LaifTe parler Ifpahan t ne me défends que devant ceux qui B

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