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[Lettres persanes.

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Pers a n e s, 87 qui la regarde de même : toutes les paffions font peintes fur les vifages , & exprimées avec une éloquence qui, pour être muette , n'en eft que plus vive. _ La , les AÉtrices ne paroiflént qu'a demi-corps; &t ont ordinairement un manchon par modeftie pour cacher leurs bras. II y a en bas une troupe de gens debout, qui fe moquent de ceux qui font en haut fur le théatre ; & ces derniers rient a leur tour de ceux qui font en bas.

Mais ceux qui prennent le plus de peine , font quelques gens qu'on prend pour eet effet dans un age peu avancé pour foutenir la fatigue. Ils font obligés d'être par-tout; ils paffent par des endroits qu'eux feuls connoiffent, mentent avec une adreffe furprenante d'étage en étage; ils font en haut, en bas, dans toutes les loges ; ils piongent, pour ainfi dire ; on les perd , ils reparoiffent, fouvent ils quittent le lieu de la fcene &c vont jouer dans un autre. On en voit même qui par un prodige qu'on n'auroit ofé efpérer de leurs béquilles, marchent, vont comme les autres. Enfin, on fe rend dans des falies, oü 1'on joue une comédie particuliere: