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Histoire des membres de l'Académie françoise, morts depuis 1700 jusqu'en 1771, pour servir de suite aux Éloges [...] lus dans les seances publiques de cette compagnie.

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dant qu'il étoit chez le Duc de Nevers, une prodigieufe en vie d'apprendre , mais iointe a 1'impoffibilité de puifer dans les fources , le rendi>it affidu aux conférences du célebre Roliauit, qui enfeignok la Philofophie de Defcartes. II n'en avoit pu prendre, dans les entretiens publics, qu'une teinture fuperficielle , mais fuffifante néanmoins pour entrer la-deffus en matiere avec M. Boffuet , qui, comme nous le favons d'ailleurs, étoit grand Cartéfien. D'abord ce favant Maitre s'appercut que les fondemens néceifaires pour batir folidement , n'étoient pas jerés dans 1'efprit de fon difciple • je veux dire , que les regies de la Dialeciique lui étoient inconnues. Aïnfi, les lecons qu'il lui donna commencerent par cette fcien-ce, qui eft la clef du raifonnement. Tous les Mardis , 1'Abbé Geneft fe trouvoit au lever du Prélat , & jouiffoit de fon entretien jui'qu'a 1'beure oü M. le Dauphin entroit a 1'étude. Peu a peu ils attaquerent toutes les parties de la Philofophie , & ce fut-la ce qui donna naiifance a cette efpece de Poëme qu'il ne publia que fur la fin de fes jours, mais dont d s'étoit occupé plus