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Histoire des membres de l'Académie françoise, morts depuis 1700 jusqu'en 1771, pour servir de suite aux Éloges [...] lus dans les seances publiques de cette compagnie.

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n6 Eloge roit même , fans un grand raffinement d'amour-propre, être humiliê de cette bienveillance dédaigneufe , & fe plaindre de ne faire a perfonne affiez d'ombrage pour mériter au moins un ennemi. M, le Marquis de Saint-Aulaire n'effiuya point cette difgrace ; mais peut-être auffi fut-iJ a eet égard plus didingué qu'il n'auroit voulu ; car fon éleclion trouva dans la Compagnie même un contradiéfeur redoutable, Ie célebre Oefpréaux, dont le nom, mis dans la balance contre les autres, étoit bien propre a effrayer 1'Afpirant le plus intrépide. Ce grand Poëte , alors vieux & infirme , ce qai ne contribuoit pas a rendre fon humeur plus douce , la laiffioit voir plus que jamais contre les mauvais vers dont la Littérature étoit inondée depuis qu'il avoit quitté ce fceptre du Parnaffie, qui avoit été long-temps un fceptre de fer entre fes mains, mais néceffaire au maintien du bon gout. Les applaudiffiemens que recevoient tant de mauyais vers , 1'irritoient contre ceux même qui auroient dü obtenir grace a fes yeux ; & ceux de M. de Saint-Aulaire éprouverent de fa part