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Histoire des membres de l'Académie françoise, morts depuis 1700 jusqu'en 1771, pour servir de suite aux Éloges [...] lus dans les seances publiques de cette compagnie.

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7§ E L O G E

homme , n'eft a fi bon marche' que

le ge'nie.

Ces Romans de M. de Marivaux, fupérieurs a fes Comédies par 1'intérêt, par les fituations, par le but moral qu'il s'y propofe , ont furtout le mérite, avec des défauts que nous avouerons fans peine , de ne pas tourner, comme fes Pieces de Théatre, da^s le cercle étroit d'un amour déguifé, mais d'offrir des peintures plus variées , plus générales, plus dignes du pinceau d'un Philofophe (i^ On y voit les raffinemens de la coquetterie, même dans une ame neuve & hcfnnête ; les replis de 1'amour-propre jufque dans le fein de 1'humiliation ; la dureté revoltante des bienfaiteurs, ou leur pitié , plus humiliante encore; le manége de l hypocrifie, & fa marche tortueufe ; l amour ccncentré dans le cceur d'une dévote , avec toute la violence & toute la faufïêté qui en eft la fuite (2 ) : enfin , ce que M. de Marivaux a fur-tout tracé d'une

(1) Voyez la Note (o). (i) Voyez la Note {p).