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« nes fïlles, dieu favorable qui jadisliabita sur «la terre pendant le siècle de Cybèle, et que « les vceux des mortels ont quelquefois appelé « des cieux : 1'innocence et la vertu 1'élevèrent « dans leur tempre pour le bonheur des hom« mes : auteur des vrais biens, il les répand « sur ses adorateurs fidèles. C'est lui qui squ« tient 1'espoir au milieu des travcrses, et qui «ranime la persévérance au comble du mal« heur. O vous qui nous écoutez, hatez-vous « de reconnoïtre son pouvoir, et croyez qu'il « est seul digne de votre culte. »

« Chère Carite , s'écria tout k coup Polydo«re, voila le dieu que mon cceur veut pour « maitre» et c'est pour vous que je 1'implore. »

Ces paroles attirèrent de nouveau sur lui les regards du peuple : on le considéroit avec une surprise mêlee d'intérêt, lorsqu'un vieillard, pergant la fbule, accourut a lui pour Pembrasser : «Hélas ! disoit-il, voila le fils que les Par«ques m'avoient ravi, et que les Destins me «renvoient touchés de mes malheurs... Mais, « que dis-je ? quelle illusion, peuples de Ses« tos, pardonnez, j'ai vu , j'ai cru revoir mon « fils dans cet esclave; ses traits m'ont frappé, « mais cette ressemblance estun jeu'du hasard « qui ne fait qu'irriter ma douleur. »

Nausicratès

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