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Le paysan parvenu, ou Les memoires de M ***.

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Kianda a Monfieur de Fécour, qui lui en donna un ? c'eft ce même emploi qu'il lui a öté ces jours paffésr 8c que vous avez cntendu que je lui redemandois. J'ignore s'il le lui rendra , il ne m'a rien dit quï me le promette ; mais fe pars bien confolée , Monfieur, puifque j'ai eu le bonheurde rencontrer une perfonne aufii généreufe que vous , Sc que vous avez la bonté de vous intéreftér k notre fituntlon.

Oui, oui , dit-il, ne vous affiigez pas , comptez fur moi , il faut biênfecourir les gens qui font dans la peine , je voudrois que perfonne ne fouffrit, voila comme je penfe , mais cela ne fe peut pas. Et vous, mon garcon , d'oü êtes-vous , me dit-il a moi ? De Champagne , Monfieur , lui-répondis-je.

Ah ! du pays du bon vin , reprit-il , j'en fuis bieu-aife ; vous y avez votre pere ? Oui , Monfieur ; tant mieux , dit-il , il pourra donc m'en faire venir ; car On y eft fouvent trompé : eh ! qui êtes-vous ?

Le fils d'un honnête homme qui demeure k la campagne , répondis-je ( c'étoit dire vrai) Sc pourtant efquiver ie mot de 1'ayfan qui me paroifibit dur ; les fynonymes ne font pas défendus , Sc tant que j'en ai trouvé la-deffus , je les ai pris , mais ma vanité n'a jamais paffe ces bornes-la ; Sc j'aurois dit tout net,je fuis ie fils d'unpayfan,fi le mot de fils d'un homme de la campagne ne m'étoit pas venu.

Trois heures formerent alors : Monfieur Bono tira fa montre , Sc puis fe levant, ah ga dit-il , je vous quitte , nous nous reverrons a Paris , je voife y attends , Sc je vous tiendrai psrole : bon jour , je fuis votre ferviteur : A propos , vous en retournez-vous tout-a-l'heure ; j'envoie dans un moment mon équipage a Paris , mettez-vous dedans , les voitures font cheres , Sc ce fera autant d'épargné.

La-deffus il appella un laquais, Picard fe préjsare-t-il a s'en aller, lui dit-il ] oui, Monfieur f