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Le paysan parvenu, ou Les memoires de M ***.

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je 1'epoufai, ck Ie puis dire que j'entrois dans un Irain qu'il n'y avoit qu'a laiiler courir pour en profirér. Les trois ou quatre premiei's mois furent fort heureux, ma femme étoit aflidue a fon compSKf^elle fe levoit de bonne heure, elle régloit la maifon, elle prévoyoit ii tout, elle voyoit tout, & profpéioit ; mais pendant un voyage que je fis en Bourgogne pour nos achats , il fe palfa bien d'autres chofes.

A mon retour, je trouvai que Picard mon garf on , avoit la direétion de la cave , qu'une fille ctoir.tchargée du comptoir , qué Madame , qu'il «e m'étoit plus permis même a moi de nommer autrement , ne quittoit fon lit que vers le midi ou une heure ; qu'alors elle paroiffoit pour matiger, & remontoir aufii-lót dans fa chambre, qui étoit décorée du titre d'appartement , pour s'a-. muier de niaiferies jufqu'a cinq heures que fa fociété fe raffembloit ; on alloit a la Comédie , ou 1'on jouoit ; on foupoit tantot ici , tantat la. Cela me lurpiit fans- me facher : tu connois ma douceur. - £ . /ii Mi

Je crus n'entrevoir dans cette conduite que la Tégéreté , & je me flattai qu'au premier avis qua lui donneroit ma tendreffe', 'ma femme changeroit de fylUme. J'attendis patieniment que je pull» Jirofiter de fon réveil. Le lendumain , fur les onze heures, j'entendis une fonnetre, je penfai qu'une compagnie avoit befoin de quelque chofe, tk appellant un gafcon , je lui dis ; Champenois , alles Voir ce qué 1'ub demaude.

Mais ce garcon, plus au fait du train qu'avoit pris ma maifon depuis mon abfencc , me dit : Maitre vous vous trompez, c'eft Madame qui eft réveillée, tk qui avtrtit la ferva-nte.de. lui porter un bouillon, 'fout ce manege me paroilfoit étranger ; mais. je rélblus d'en tircr parti y je pris 1'écutlle des ïn.iius de la fille, tk je montai'a la chambre- ou a 1'ap-