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Le paysan parvenu, ou Les memoires de M ***.

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C 1*1)

Beauffon , en effet , alloit gagner une allée pour fe retirer , quand un bruit que fit ma fille pour. tirer un livre de fa poche , obügea ce jeune homme a tourner la tête. II appercut fa maitreffe. II revint fur les pas , St 1'aborda avec un air confus. Quel bonheur , lui dit-il, Mademoilelle, me procure 1'avantage de vous trouver en ce lieu ; Sc n'y auroit-il point d'indifcrétion de votis demander Ie motif' qui vous rend ff folitaire ?

L'agrément de prendre le frais , lui dit-elle en fe levant, m'a fait venir ici, Sc le plaifir d'être feule , un inftant regie ma folitude.

Eh ! quoi, s'écria-t-il aufli-tót, auriez-vous quelque lujet de chagrin 1 Vos yeux femblent encore mouiilés des larmes que vous venez de verfer.

Je crois que vous vous trompez , lui réoondit-elle en baiffant la vue, 8c d'un air un peu 'plus gai, fans me paroitre plus libre- Je vis fort contente , ajouta-t-elle.

Que votre fort eft charmant, pourfuivit-il je nenvie point votre fatisfaflion. Je 1'acheterois même aux dépens de la miemie ; mais , hélas ' je n'en ai point , ni n'en dois efpérer : que vous lacnfierois-je donc ?

Je n'entends rien a ce difcours, lui dit ma hil».

Je me hafarderois a vous en découvrir le fens" reprit Beauffon , fi je ne craignois de vous déplaire : mais....

Ce qui vient de votre part, reprit-elle, ne me peut aeplaite ; Sc ce qui vous intéreffc me touche veritablement.

" Ah ! charmante la. Vallée , reprit 1'amant comme un homme etouffé , m'eft-il permis d'aiouterv foi a ce difcours? II eft un mortel d'autant plus digne de vous charraer ,. qu'il vous touche de plus prés....

Ma fille rougiffant de fureur ,. en, voyant mie Beauffon. etoit inftruit de 1'araour de fort „nfui,,