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Le paysan parvenu, ou Les memoires de M ***.

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pour elle, Finterrompit fur-le cbamp. Que preten-dez-vous dire , Monlieur, lui dit-elle ? Sachez au moins me refpeöer , & ne point me mettre de moitié dans une ardeur criminelle que je ne prolégeai jamais , & que je dételte depuis. que je la Connois. ; .....

Daignez pardonner cette erreur ,, répondit-il, a. un homme qui n'eft coupable que par Iuite de fentimens qui feront peut-être aufli malheureux.

Ma fille préfageant fans doute le deffein de Beauffon, St fentant fa foibleffe, fe relevoit pour s'en aller , quand cet amant , jaloux de ne pas, laiffer échapper cette occafion favortble , fe prétipita a fes genoux , en faififfant une de fes mains.

Oui, je vous adore, belle la Vallée ,. lui riitil ; la connoiffance que j'avois des fentimens de votre coufin , votre portrait que jlai vu entre tes mains , St que je croyois qu'il tenoit de votre leudreffe ; tout, depuis long-temps, me force a un filence rigoureux. Je ne ferois peut-être pas. encore maitre de 1'enfreindre , fi votre vivacité n'avoit daigné raffurer mon inquiétude- L'amour a fait mon crime, daignez permettre qu'il en foit 1'excufe. Je fais que ma fortune ne devroit pas. me permettre d'afpirer au bonheur de vous pofféder, mais j'ai des efpérances....

J'ai-des parens,. lui dit ma fille en le relevant,, c'eft a eux a décider de mon fort. Si j'étois libre,, je regnrderois moins les biens St la figure , que Je caraaere de la perfonne qui s'offritoit pour ob-. tenir ma main.. ,

En vain infifta-t-il pour obtemr une reponle plus pofitive, & il n'épargnoit rien de tout ce qui peut fléchir un jeune cceur : mais que la temnle eft maitreffe d'elle-même ! ma fille aimoit veïitablement Beauffon , pat conféquent elle devoit tfouver un plaifir paifait a lui faire concevoir qpelqu'efpf.rance ; néanmoins rien de tout ce. qvis.-