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Essais dans le goût de ceux de Montagne, composés, en 1736.

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i3* EJJais ijii ; il languiffoit déja quelque temps auparavant. Le jeune Miniftre de la Marine eft bien plus aimable que n'étoit fon pere, mais encore moins inftruk; il fe plaït plutot a faire des plaifanteries , que 1'on peut appeller des mievreries de jeune Courtifan, que de vraies méchancetés & des noirceurs dont on affure que fon pere étoit capable. Mais il a connu de trop bonne heure les douceurs &c les avantages du Miniftere, & il ne paroit pas qu'il fache encore quels en font les devoirs &c les principes. II n'avoit encore que dixhuit ans, lorfque fes Commis lui ont dit: » Monfeigneur, amufez-vous, &laiffez» nous faire : fi vous voulez obliger quel» qu'un, faites-nous connoitre vos in» tentions, & nous trouverons les tour» nures convenables pour faire réuffir ce « qui vous plaira. D'ailleurs les Formes " & les Regies s'apprennent a mefure », que les affaires & les occafions fe pré>j fentent, &il vous en paffera aflez fous m les yeux, pour que vous foyez bientöt " plus habile que nous «. Cependant il faut convenir qu'on pafferoit toute une longue vie a travailler fans principes , que 1'on n'apprendroit jamais rien , & que 1'expérience eft bien plutöt le fruit des