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CONTES TORCÜ, I4f «Jufie naiffance noble, ce qui m'a fait dire que chaque chofe tenoit de fon origine.

Sire, pourfuivit le jeune homme, après vous avoir donné eet éclairciffement, il faut que je vous en donne un autre. Apprenez que je fuis le prophéte Elie. II y a fi long-tems que vous; fouhaitez de me voir , que je n'ai pas voulu vous refufer cette fatisfadion. Mais fongez que par-la j'accomplis la promefle que le fofi a eu la témérité de vous faire. En achevant ces paroles, il difparut. Le calife ravi d'avoir^ vut Elie , pardonna au coupable & lui fit même' une penfion, afin que la néceflité ne 1'obligeat plus d'ufer de fourberie pour fubfifter commodément.

J'ai rapporté cette hiftoire, feigneur, ajoutai la fultane de Perfe, pour vous perfuader que vos vifirs font tous des gens d'une naiffance bafle. Ne me dites point que demanoant la' grace du prince, ils font voir qu'ils font formés d'un fang noble , de même que le troifième vifir qui confeilloit au calife de Eagdad de pardonner au fofi. Le cas eft bien différent. Le malheureux fofi n'avoit trompé Haroun que pour fe procurer une vie aifée , & le tort qu'il lui faifoit étoit peu confidérable ; fon crime n'étolt pas indigne de pardon ; mais celui de Nourgehan fait horreur. S'il y a de Tome XFL K

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