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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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Be Fénêlon. plus ni char, ni condufteur. Proxinoë avec Poëménis filoient en menant païtre leurs moutens: enfuite elles faifoient leurs toiles & leurs étoffes : puis elles tailloient & coufoient ellesmcmes leurs habits, & ceux du reftede la familie. Au lieu des ouvrages de foie, d'or & d'argent qu'elles avoient accoutume' de faire avec 1'art exquis de Minerve, elles n'exercoient plus leurs doigts qu'au fufeau , ou è d'autres travaux femblables. Elles préparoient de leurs propres mains les légumes qu'elles cueilloient dans leur jardin, pour noürrir toute la maifon. Le lait de leurs' troupeaux qu'elles alloient traire, achevoit de mettre 1'abondance. On n'achetok rien: tout étoit préparé promptement & fans peine. Tout étoit bon, fimple, naturel, affaifonné par 1'appétit, inféparable de la fobriété & du travail.

Dans une vie^i champêtre, tout étoit chez eux net & propre. Toutes les tapifferies étoient vendues; mais les murai'lles de la maifon étoient Manches, & on ne voyoit nulle part rien de fale ni de dérangé ; les meubles n'étoient jamais couverts de pouffière : les lits étoient d'étoffes grofIJères,-mais propres. La cüifine même avott une propreté qui n'eft point dans les 'grande* maifons : tout y étoit bien rangé & luifant. Pour régaler la familie dans les jours de fete, Proxinoë faifoit desgtteaux excellens. Elle avoiÉ