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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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25"o Faeles et Contïs ne fut un tréfor mal acquis qu'Alibée avoit amaffé. II prit un ton plus haut , & voulut abfolument qu'on ouvrit cette porte. Enfin Alibée , qui en avoit les clés , Touvrit lui-même. On ne trouva en ce lieu que la houlette, la flüte & 1'habit de berger , qu'Alibée avoit porté autrefois , & qu'il revoyoit fouvent avee joie , de peur d'oublier fa première condition» Voila , dit-il, ö grand roi, les précieux rcftes de mon ancien bonheur. Ni la fortune, ni votre puiffance , n'ont pu me. les öter. Voila mon tréfor que je garde pour m'enrichü , quand vous m'aurez fait pauvre. Reprenez tout le refte : laiffez-moi ces chers gages de mon premier état. Les voila, mes vrais biens , qui ne manqueront jamais. Les voila , ces biens fimples, innocens, toujours doux a ceux qui favent fe contenter du néceffaire , & ne fe tourmentent point pour le fuperfiu. Les voila , ces* biens dont la liberté & la süreté font les fruits. Les voila , ces biens , qui ne m'ont jamais donné un moment d'embarras. O chers inftrumens d'une vie fimple & heureufe ! je n'aime que vous; c'eft avec vous que je veux vivre & mourir. Pourquoi faut - il que d'autres biens trompeurs foient venus me tromper , & troubler le repos de ma vie ? Je vous les rends, grand roi, toutes ces richeffes qui me viennenfc