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de Leon. 511

a fait grand peur. Je n'en fuis pas encore bien remis , répliqua don Gabriel, & fi je fais de ma vie des chanfons oü elleait part, je veux.... i Mais auffi, dit le comte en 1'interrompant, quel verbiage inutile êtes-vous allé chercher ? Au lieu de déclarer votre paffion k Ifidore, vous lui racontez les folies de fa tante. Oh ! dit don Gabriel, la déclaration venoit a fon tour; je n'ai pas eu le tems de la chanter. Croyez-moi, ajouta le comte en riant, faites-la en profe. Vous penfez donc , reprit don Gabriel, que je dois être faché d'avoir fait ces couplets ; je vous affiire pourtant, que foit qu'Ifidore ait plus d'indulgence pour les poëtes que pour les autres gens, elle m'a regardé avec un air de bonté que je ne lui connoiffois pas encore. Si Melanie pouvoit être de la même humeur, dit le comte, je ferois jour Sc nuit des vers.

En effet, le lendemain comme il chantoit des paroles fort tendres , elle lui donna fes tablettes , Sc le pria de les écrire dedans. II rêva un moment, Sc profitant de cette occafion, au lieu d'y mettre ce qu'elle demandoit, il écrivit:

Le cceur le plus rebelle , Peut-il réfifter fi long-tems Aux foins affidus & conftans Que lui rend un amant fidelle.

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