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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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de Fleur d' E p i n e. que de paroitre tranquille en approchant d'une ville oü Luifante n'attendoit que Tarare pour en recevoir le remède a rant de maux , &r. peutêtre pour hit en offrir la récompenfe. Ils arrivèxent enfin j & furent recus comme eu triomphe: tout retentilfoit d'acclamations , & ces acclamations élevoient la gloire de Tarare jufqu'aux cieux. On ne douta point qu'un homme , qui venoit d'achever fi glorieufement une entreprife commencée pour le bien public & pour le fervice de la princelfe , n'apportat le remède a tous leurs maux , & il en étoit tems. Le bon caiife , depuis fon départ, s'étant amufé trop long-tems un jour auprès de fa fille , avoit kifle tomber fes lunettes, & les beaux yeux qui tenoient de lui le jour , lui en avoient oté la lumière. Le fénéchal, de rous les miniftres le plus loyal , en éroit mort d'afflidtion j fa femme sën étoit confolée par fa nouvelle faveur auprès de la princeffe : elle étoit fi grande , quëlle ne tuoit plus perfonne de fes regards , que par fon confeil. Voila bien du changement a la cour, mais ce nëtoit pas tout : il étoit arrivé par malheur une cerraine more depuis peu , qui gouvernoit la Sénéchale par les charmes infmuans de fon efprit , comme la Sénéchale gouvernoit la princeffe par les charmes d'un perroquet qui garantiffbit ceux qui le tenoient, du danger de fes yeux. lome. XX,