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ContesTartar.es. ±<j fort proprement meublée, & qui paroiffoit avoif tour.es les commodirés néceffaires pour un particulier : nous posames cette dame fur un fopha, & fon efclave levant fon voile pour lui faciliter la refpiration, que devins-je, mon cher Alcouz , a. la vue de la plus charmanre perfonne de 1'univers ! J'en fus tellement ébloui, que toutes les réfolutions que j'avois prifes de ne m'engager jamais, s'évanouirent dans un feul moment. J'aimai cperduement cette jeune beauté, & entrant dans fes peines, je lui offris tout ce qui dépendoit de moi. Seigneur , me dit cette belle perfonne, les yeux baignés de larmes, je viens de perdre en ce moment un homme qui alloit faire tout fon bonheur de me pofféder, fi un brutal n'eut en ma préfence terminé le cours d'une fi belle vie; nous devions nous époufer demain, & mon amant, fuivant fa coutume, venoit me rendre vifite vers 1'heure de la prière du foir, lorfqu un perfide mufulman qui 1'attendoit au coin de la prochaine rue, lui a donné deux coups de fabre, dont 1'un L'a jeté mort a fes pieds; mes cris ont fait prendre la fuite a ce fcélérat; je fuis promptement defcendue; j'ai vu qu'on rapportoit mon amant chez lui tout baigné de fang , & que 1'ange de la mort s'étoit déja. emparé de fon ame. Voila, feigneur, Ia caufe de ma jufte douleur.

Cette jeune dame, pourfuiyit Taher, redou-

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