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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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pendant tout ce tems , ede expira , comme ede I'avoit fouhaité , entre mes bras , & je fentis redoubler infinimenr ma douleur de ne pouvoir du moins lui exprimer par mes paroles combien j'érois fenfible a fa perte. Margeon , témoin de tout ce qui s'étoit palfé entre Aboulaïna & moi dans ces derniers momens, ne put s'empêcher d'approuver la conduite que j'avois tenue en cetre occafion. Je vous fais un gré infini, me dit-elle, de la manière dont vous vous êtes comporcé dans une occurrence audi délicate, continuez, ne vous reburez pas \ mais comme votre préfence n'eft plus néceflaire en ces lieux , Sc que votre douleur ne feroir qu'augmenter a la vue des triftes cérémonies auxquelles nous allons nous employer , il eft a propos que vous retourniez chez vous.

J'obéis aux ordres de Margeon d'autant plus volontiers , que le fpeótacle d'Aboulaïna morte , Sc morte par rapport a. moi, m'avoit touché a un point que j'avois toutes les peines du monde a ne pas faire éclater ma douleur. Je me retirai donc chez moi, & je m'y livrai a la plus profonde triftede , bien perfuadé que je ne pouvois trop regretter une perfonne d'un fi rare mérite , '& qui perdoit la vie par un excès d'amour pour moi. Je donnois fans cefle des larmes k fa méwioiie > Sc quoique le tems efface les plusgrandes