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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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HT LA PRÏNCESSE ZlBÈLlNÏÏ. I t j

Pon voyoit peu d'hommes plus nerveux & plus vigoureüx que lui. 11 avoit, dès fon enfarice , exercé fon courage dans les forêrs, & plufieurs fois formé dès tröupes de jeunes géns de fori age, qui lui avoient toujours défere le commandement ; tant il eft vrai que l'on fait prefque toujours dans fon enfance, ce que 1'ori doit faire dans unage plus avancé. Les années forrinent les inclinations bonnes öu rriauvaifes; mais leur principe eft toujours indiqué daris la jeüneffe.

Courtebogp n'ignoroit pas qüe le nom qu'il pottoit, fans en connoitre aticun autre, étoit un fobriquet qu'on lui avoit doriné; mais, pour s'en confoler , il s'étoit promis cent fois de riliuftrer; 6c de le rendre recommandable. La fée 1'avertif-. foit fouvent par des fonges, qii'il devoit inceffamment quitter un pays ou 1 etat d'une naiffance auffi baffe que la Renne* faifoit une forte de ieproche a 1'élévation de fon cceut. Ce fut la feule voie qu'elle employa pour lui infpirer tous les moyens néceffaires pour mettrè a fin les plus grandes aventures. Elle imprima fortement en lui Ia patierlce & la hardieffe, dont la réunion produit le fens froid; & 1'affura plufièurs fois que tant qu'il feroit vertueux, rien në pourroit lui manquer dans les pays éloignés; & pour le perfuader davantage , quand elle le faifoit venir aupfès d'elle, elle ne 1'entretenoic que de cou* Terne XX'IK* H