Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Les Voyageuses. 507 La fée trouva convenable que dans le voyage elles paffafTent pour nièces de fées; c'étoit le moyen d'être par-tout fort bien recues. II faut dra auffi , ajoutèrent les deux ainées, afin que tout foit dans la bonne foi, que nous gardions notre nom ordinaire, c'eft-a dire , la belle, la jolie , la laide ; vous favez qu'on nous appellé ainfi depuis le berceau. La fée y confentit; &£ pour n'être point accablée de toutes les demandes ridicules qu'on viendroit lui faire, fi elle s'annoncoit comme fée , elle voulut ne paroitre que la gouvernante de fes nièces.

On part, & pendant le voyage, dès qu'on étoit dans une grande ville, les deux ainées ne manquoient pas de répéter cent fois a propos de rien: Mais que fait la laide ? écoutez, ma tante, ce que dit la laide. On prétend même qu'elles portoient dans une petite cage de fatin , dont les barreaux étoient de peluche , une petite perruche a voix aigre & percante , qui répéf toit cent fois dans une heure : La laide , la laide , la laide ; ck c'étoient elles qui 1'avoient inftruite, II eft certain du moins que depuis qu'on avoit donné k leur fceur , étant encore au berceau , le trifte nom de laide , elles feules le lui avoient fidèlement confervé ; tous ceux qui 1'environnoient en avoient chacun imaginé un putre, L'un 1'appelloit Zinrjme, ce qui en lan-

Sluiten