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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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438 Veillêes de Thessalib, Il commencoit a fe plaindre de fe voir forcë de quitter une folitude, oü le deflin lui épar> gnoit du mo'ns le pénible ufage de la contrainte, lorfqu'un jour, étant plangé dans la plus profonde rêverie, il en fut retiré par un grand bruit. II court a un halcon ; il voit une groffe troupe d'étrangers qui attaquent les gens de fa fuite. Ces malheureux, affaillis par le nombre, ne fe défendoient que pour retarder leur mort de quelques inftans, Le carnage & les cris étoient terribles ; le prince vole au fecours de fes gens; il fe jette au milieu des combattans, & terraffe tout ce qui ofe lui faire tête, Mais bientöt ces barbares s'appercevant que le prince n'étoit fuivi de perfonne, ils fentent ranimer leur efpérance & leur fureur, ils reviennent fur lui 5 ils 1'entourent, fon cimcterre vole en éclats; on le faifit, on le ,jétte dans une chalöüpe, & bientót il eft conduit dans un vaik feau» qui, a la faveur d'un vent frais fecondé par les rames, regagne la grande mer.

Ces barbares étoient des pirates ; rien n'é«* cliappa a leur avidité. Le vaiffeau fut chargé de toutes les richeffcs enlevées dans le chaïeau du Tage. Le roi avoit ordonné a fon fils de porter toujours une ceinture de diamans d'oü pendoit fon cimeterre; la poignée de ce cimcterre étoit auffi enrichie de pierredes, Quel-