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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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^42 Veielées deThessalie, k'ofe avancer , il ne peut auffi reculer : il eft attaché par un mouvement de refped mêlé de tendreffe, auprès du vénérable vieillard; il le confidère; il penfe que voila celui qui par un fecours miracüleux lui a fauvé la vie. Le vieillard ouvre les yeux, il les porte fur le prince qui modeftement baiffe les fiens,, Approche, lui dit-il d'un ton affe&ueux: tu nas rien a craindre. Le prince obéit, il s'incline refpectueufement devant le vieillard, qui avec bonté le force k fe placer auprès de lui fur une pile de carreaux; puis il lui parle en ces termes:

Le fecours que je viens de te donner, tout ce que tu vois, t'inftruifent de mon pouvoir; il feroit a fouhaiter que les rois fe ferviilent de celui que les dieux leur ont départi comme j'ufe du mien. J'aime la vertu, je la protégé, je ia récompenfe, & fi je punis le crime, ce n'eft jamais par un mouvement de colère, je ne fonge qu'a corriger les hommes. Tu as ete recu dans ce palais, mérite une plus grande proteélion. Apprends-moi qui tu es, tes aventures, fur-tout n'oublie rien de ee qui peut me développer les fecrets fentimens de ton cceur. Parle avec affurance & fans détour. Seigneur, repliqua le prince d'Hefpérie, un fentiment plus, fort encore que celui de la reconnoiffance, met-* tra la vérité dans ma bouche, Oui, je fens déja