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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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QuATRIEME VEI L1Ê E, 44,3

pour vous une tendreffe, permettez-moi ce terme, qui me fera vous ouvrir mon cceur, fans fonger que je vous obéis, & puiffent les dieux me punir fi j'altère en rien la vérité.

Le roi de la grande Hefpérie m'a donné le jour, continua le prince, Ma mère ne vit plus, & mon père, quoique je fuffe 1'unique fruit de fon mariage, n'a pas voulu paffer a un autre. II a beaucoup d'efprit & de favoir , & il a donné toute fon application a me rendre digne de lui; il eft né jufte , humain, libéral, & magnifique. Toujours attentif au bonheur de fes fujets, il étoit fans ceffe occupé du défir de former mon caractère fur le fien, & fur les exemples de bonté , de douceur & de clémence qu'il me donnoit.

J'avois a peine feize ans, que me trouvant 1'efprit affez formé, il ordonna a fon premier miniftre de me voir fouvent, de me faire connoitre les droits du fouverain , & ceux des fujets fur qui je devois régner, de m'inffruire «tifin dans la faine poütique. Ce fage & éclairé miniffre eft un des plus grands feigneurs de 1'empire; les rois d'Hefpérie n'ont pas déJaigné de prendre des relnes dans fa maifon, & de donner a la fienne des princeffes. Le prince d'Helingzia, c'eft le nom de ce grand homme, a de la vertu, de 1'équité, du courage, de la