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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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171 VeillÉes de Thessalis, repartit Orphis ; il m'a informé de l'amour de fon maitre par une lettre. L'avez-vous encore cette lettre ? Oui, madame , répondit Orphis. Je veux la voir, reprit Ifiathis, allez la chercher , je vous attends.

Orphis revint , je me retirai; dès qu'il fut forti , la princefle me fit appeler. Apprends , ma chère Moëris, mediteüe, en me donnant la lettre qu'Orphis venoit de lui remettre, apprends quel eft 1'homme que je m'étois trop preftée d'eftimer. Garde foigneufemenr ce fatal écrit, il peut un jour m'être néceflaire. La fufpenfion d'armes, qui ne permettoit pas de douter d'une paix prochaine, réveilla chez les grands & le peuple , le defir de voir la princefle d'Egypte fut le tróne. Preflee par le roi, que les miniftres & toute la cour preflbient, il conjura Ifiathis de fe rendre a fes vceux & a ceux de tout 1'empire. Moëris, me dit-elle un jour que le roi étoit refté long-tems feul avec elle , il eft tems que j'éconte les confeils de ma raifon & de ma gloire. Théminisès veut que je fois reine d'Egypte, eh bien, Moëris, je vais 1'être , c'en eft fait, j'époufe le roi.

Ce que je venois d'entendre , me pénctroir d'une fi vive douleur, que j'eus a peine la force de fupplier Ofiriade , qu'il me fut permis de voir & de lire la lettre de mon efclave, je doutois qu'elle fut véritablement de lui. Moëris ayant recu